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Après avoir terminé le jardin, nous nous sommes consacrés à la création de la pépinière et de la petite jardinerie attenante.
Cette construction fut en fait motivée par les visiteurs eux-mêmes qui nous demandaient où trouver toutes ces espèces et variétés de plantes que nous possédions dans le jardin.
Lorsque nous leur faisions part de notre ignorance à ce sujet, beaucoup s’écriaient que ce n’était pas la peine de faire voir autant de « merveilles » végétales s’ils ne pouvaient les acquérir pour leur propre jardin.
La pépinière fut donc créée en 1995, puis agrandie peu à peu. Afin d’aménager le parking et le bâtiment d’accueil, nous fûmes obligés d’acquérir une large bande de terre qui s’étendait du fond du jardin jusqu’à la route. Une fois la jardinerie construite, et l’extension de la pépinière projetée, il restait encore une étroite bande de terre coincée entre le chemin de la Vierge (voir le plan) et l’endroit où seraient implantées les futures serres de productions.
Cette langue de terre de 100 mètres de long, large de 40 mètres au nord se réduisait à une largeur de 12 mètres à son extrémité sud. Que faire de cette bande de terrain plat ?
Peu à peu, germa dans mon esprit l’idée de transformer ce terrain presque parfaitement plat en un fossé géant, humide et verdoyant…
C’est ainsi que naquit le « Sentier exotique »
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Ce qui me conforta dans l’idée de creuser ce terrain plat fut l’acquisition d’un petit tracto-pelle. Ah que n’ai-je eu ce merveilleux engin plus tôt ! Sur cette photo prise en juin 1998, je commence tout juste le terrassement après avoir fait le piquetage du terrain à l’aide de quelques bambous. On devine notre petite jardinerie derrière la haie. |
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En juillet de la même année, le terrassement du fossé est déjà bien avancé, mais il ne représente qu’une partie seulement des terrassements à faire. |
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A la fin de l’été 98, l’intégralité du fossé était creusé. A partir de ce stade, d’importants volumes de terre ayant été déplacés, il fallait attendre plusieurs mois pour que le sol se stabilise avant de continuer les aménagements. |
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Les travaux ne furent repris qu’à la fin du printemps 2000. Il était en effet impossible d’y travailler avant car le fossé se remplissait régulièrement d’eau en hiver . Sur cette photo, on voit les aménagements du fond du ruisseau, surfacé de sable fin afin d’éviter le poinçonnement du liner par des silex très nombreux en profondeur dans cette partie du terrain. Notez également le « trait » horizontal courant le long de la berge opposée. Il marque le niveau supérieur que l’eau ne doit pas dépasser. |
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Après avoir recouvert le fond du trou d’un liner soudé par nos soins, nous « collons » sur le fond un rang d’agglos qui sert à arrêter la terre que nous faisons retomber afin de cacher totalement le liner sous les berges et d’avoir une profondeur de terre suffisante pour pouvoir y installer de grandes plantes. |
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A la fin de l’été 2000, tout le fond du bassin était étanché : il pouvait pleuvoir désormais ! |
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En mars 2001, le premier travail consista à faire tomber la terre en excès dans le ruisseau, puis à sceller les poutrelles constituées de fers en I qui allaient supporter les passerelles permettant de franchir le ruisseau. On voit sur cette photo que le « trou » a déjà fortement diminué. Environ les 2/3 de la terre qui lui fut enlevée… lui fut rendue ! Mais cette fois-ci, à la pelle et à la brouette : plus question de venir avec le tracto-pelle. |
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En mai 2001, les ponts étant posés, nous passâmes au nivellement général du terrain, maintenant parfaitement stabilisé. Là encore, du fait des pentes importantes, il n’était pas question de travailler avec un engin, tous les travaux furent exécuter à la bêche, au croc puis au râteau. |
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Parallèlement aux travaux de terrassement, nous plantions au fur et à mesure de l’avancée des travaux dans ce jardin long de 100 mètres, sans attendre que tout soit finit. On voit également sur cette photo prise en juin 2001 les pieux en bois chargés de retenir la terre et à droite du jardin, derrière la haie de bambous nouvellement plantés, l’installation des serres de production de la pépinière. |
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Le même angle que précédemment mais 3 mois plus tard, en septembre 2001. |
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Le même jardin un an plus tard : en septembre 2002, soit quelques mois avant son ouverture au public qui eu lieu en avril 2003. La totalité de ce jardin a été réalisé par 2 personnes seulement, avec des moyens somme toutes, à la portée de beaucoup de jardiniers. Evidemment, il ne faut pas compter son temps, ni avoir peur de mettre les mains dans la terre, mais en faisant réaliser le terrassement par un professionnel, pour le reste seuls quelques outils de base sont nécessaires : bêche, croc, pelle, râteau plus une bouteille de propane pour souder le liner et le tour est joué. Le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ? |
L’œuvre d’une vie : |
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Nouvel espace de 5000 M² acquis récemment et actuellement en cours d’aménagement. |
Quand à moi, leur travail me laisse maintenant plus de temps pour continuer à tirer toujours des plans sur la comète, car l’aventure n’est pas terminée, puisque une grande parcelle de 5000 m² vient d’être acquise et est en cours d’aménagement. |
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